COMPTE-RENDU DE CONCERT PAR GUILLAUME LIEBGOTT, JEUNE AMBASSADEUR

COMPTE-RENDU DE CONCERT
« La Symphonie du Nouveau Monde »

Le jeudi 5 avril à 20 heures 30, je me suis rendu au concert intitulé « La Symphonie du Nouveau Monde » organisé par l’Orchestre de Cannes au Théâtre Croisette, à Cannes.

Les invités de ce concert étaient Samuel Jean et Sonia Wieder-Atherton. Samuel Jean est un chef d’orchestre reconnu qui a pu diriger notamment à la Philharmonie de Radio-France, l’Orchestre National de Montpellier ou encore l’Orchestre National d’Ile de France. Sonia Wieder-Atherton est une violoncelliste. Elle a étudié au Conservatoire de Paris pour ensuite se perfectionner au conservatoire Tchaïkovski de Moscou. Elle collabore avec beaucoup d’artistes contemporains grâce à son style de jeu très particulier qui fait d’elle une interprète rare.

Au programme de ce concert :

  • Concerto pour violoncelle et orchestre d’Olivier Penard
  • Symphonie n°9 en mi mineur, « Du Nouveau Monde », op.95 d’Anton Dvořák

L’Orchestre commence le concert avec le Concerto pour violoncelle et orchestre d’Olivier Penard. C’est une œuvre de style contemporain, le morceau est atonal. Le violoncelle soliste a une partie très compliquée : il va souvent chercher les extrêmes au niveau des hauteurs, soit très grave soit très aigu. Il n’y a presque pas de pause pour lui, avec certains passages très rapides et physiques pour un morceau qui dure tout de même 27 minutes.

Ce morceau est composé d’énormes contrastes. Certains moments sont très doux avec le violoncelle en soliste et les cordes laissant passer une sorte de courant d’air pour accompagner le soliste. D’autres passages au contraire sont chaotiques et très sonores.

Certaines parties sont très intéressantes car les instruments réalisent des bruitages et non des notes. On voit que le compositeur a vraiment recherché des sons particuliers pour composer son œuvre.

Dans cette pièce, les percussions sont mises à l’honneur. Certains instruments originaux comme le güiro, le flexitone ou encore le carillon sont utilisés dans le concerto d’Olivier Penard.

Pour conclure, si j’ai aimé certains passages comme ceux où les instruments effectuent des bruitages, la musique contemporaine reste encore pour moi un style assez difficile d’accès.

 

Après l’entracte, le concert reprend avec la Symphonie du Nouveau Monde de Dvořák. Une musique très connue avec des thèmes marquants, un « tube » si l’on peut dire.

Le premier mouvement est un Adagio-Allegro molto. On retient facilement les quelques mélodies principales qui sont ensuite transformées, modulées au fur et à mesure du morceau par les différents instruments. Ce mouvement est très intense avec des thèmes répétés, c’est pour cela que je l’apprécie particulièrement.

Le deuxième mouvement est un Largo. Les premières notes sont jouées par les cuivres, d’un ton solennel. Puis le thème est joué par le cor anglais, une jolie mélodie, avec beaucoup d’expression. Le cor anglais est l’instrument principal du mouvement, il intervient souvent en tant que soliste. C’est un mouvement calme, apaisant, très agréable à écouter.

Puis vient le troisième mouvement, qui commence dès le début fortissimo avec les cuivres et les cordes. Le morceau est composé de nombreux crescendos et de forte. Tout au long du mouvement, le même thème est joué dans les moments intenses, puis lorsque nous sommes dans des passages plus calmes, une autre mélodie plus douce est interprétée par les flûtes et cors anglais. Puis le thème principal revient, tout en puissance pour terminer ce mouvement qui est de loin celui que je préfère dans cette symphonie de Dvořák.

Enfin, le quatrième et dernier mouvement de cette Symphonie du Nouveau Monde vient clôturer le concert. Le thème principal de cet Allegro con Fuoco est sûrement le plus connu de cette symphonie. Il est d’abord joué par les cuivres puis répété un bon nombre de fois par l’orchestre. Un mouvement très puissant avec des cuivres qui prennent une place importante dans ce mouvement ainsi que dans toute l’œuvre. On peut remarquer que certaines mélodies des mouvements précédents sont rejouées dans le dernier acte.

 

Pour conclure, c’était un superbe concert. Le Concerto pour violoncelle et orchestre d’Olivier Penard était certes particulier mais il m’a permis de m’habituer un peu plus au style contemporain qui reste pour moi difficile à apprécier. Quant à la Symphonie n°9 de Dvořák, je la trouve magnifique. Elle m’aura fait vibrer du début à la fin, que ce soit les mélodies du cor anglais ou bien celles des cuivres.

Guillaume Liebgott – Jeune Ambassadeur de l’Orchestre