PORTRAIT BERTHILDE DUFOUR, VIOLON SOLO

Berthilde Dufour commence le piano à 4 ans et le violon à 5 ans à Montreuil auprès d’un professeur privé qui veille à sa formation musicale. Elle passe toutes ses journées chez elle et a même habité chez elle pendant un temps. Berthilde intègre le Conservatoire de Paris à 13 ans et obtient son Prix à 18 ans. Elle suit le cycle de Perfectionnement au Conservatoire en violon et musique de chambre, puis participe à plusieurs Concours internationaux où elle obtient quatre Prix. En février 1981, elle rejoint les rangs de l’Orchestre de Cannes au poste de violon co-soliste. Quelques années plus tard, elle passe le concours de super-soliste qu’elle remporte.

Le mot qui définit le mieux votre instrument
Un ami.

Pourquoi avoir choisi cet instrument ?
C’est un hasard ! Mes parents ne sont pas musiciens et il n’y avait aucun musicien dans ma famille. J’avais des problème de santé quand j’étais très jeune ce qui m’empêchait d’être scolarisée. Ma mère souhaitait trouver une activité pour que je puisse occuper mes journées ; un jour, elle a vu chez le boucher une annonce pour des cours de musique… Et voilà !

La plus belle œuvre pour votre instrument ?
Le Concerto pour violon n°2 de Bartók : c’est avec lui que j’ai eu mon Prix ! Plus on l’écoute, plus on l’aime ! Sinon, « mon » concerto, c’est celui de Brahms (Concerto pour violon en ré majeur, op. 77).

Avec qui souhaiteriez-vous prendre l’apéro ?
Avec Leonard Bernstein et Isaac Stern.

Votre premier souvenir de concert ?
Quand j’étais petite, on m’emmenait souvent écouter l’Orchestre Philharmonique (l’actuel l’Orchestre Philharmonique de Radio France, ndlr), car la fille de mon professeur y était super-soliste. Et mon souvenir, c’est qu’il m’arrivait régulièrement de m’endormir pendant la deuxième partie ! J’étais très jeune !

La musique qui vous fait du bien ?
Celle de Schubert.

Dernier coup de cœur musical ?
Fedor Rudin (violoniste), pour sa manière de jouer et aussi pour sa personnalité.

Un film à voir ?
Orange mécanique de Stanley Kubrick et Voyage au bout de l’enfer de Michael Cimino.

Un livre à lire ?
J’ai lu très récemment La Cache de Christophe Boltanski que j’ai beaucoup apprécié. Je trouve l’écriture de Barbey d’Aurevilly assez extraordinaire. Il arrive à décrire un sentiment pendant deux pages ! C’est une lecture qui demande de prendre son temps.

Des passions en dehors de la musique ?
La lecture ! Et la cuisine.

Un message pour notre public ?
Je les remercie de leur fidélité. Il y a des personnes qui nous suivent depuis 35 ans ! Donc je voudrais vraiment les remercier et j’espère que l’on pourra apporter aux nouvelles personnes qui viennent nous voir autant de plaisir et qu’ils auront aussi envie de nous suivre pendant bien des années encore !