PORTRAIT FLORENT BONTRON, FLÛTE

Florent Bontron découvre la flûte à bec à 4 ans puis 6 ans plus tard, la flûte traversière.

A 18 ans, il intègre le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dont il sort diplômé 3 ans plus tard avec des Prix en flûte et en musique de chambre à l’unanimité. Il se perfectionne par la suite pendant un an auprès d’Emmanuel Pahud à la Haute Ecole de Genève et participe en parallèle aux tournées de l’Orchestre des Jeunes Gustav Mahler. Après avoir joué avec des orchestres tels que celui du Capitole de Toulouse, de Paris, le Philharmonique de Radio France ou l’Orchestre de chambre de Lausanne, Florent Bontron rejoint l’Orchestre de Cannes au poste de flûte solo en 2002.

Un souvenir de votre concours d’entrée ?
Le pianiste qui m’accompagnait. Car il a oublié de tourner une page et j’ai donc dû jouer pendant au moins 3 minutes tout seul ! Je dirais que ma détermination a beaucoup compté pour ma nomination, j’étais épuisé à la fin de la journée.

Votre premier souvenir de concert ?
J’avais 5 ans, je suis allé voir Maurice André. Une amie de ma mère très mélomane m’avait emmené à son concert. Je m’en souviens encore. Ca a été une sorte de déclic.

Le mot qui définit le mieux votre instrument ?
Brillant.

Pourquoi avoir choisi cet instrument ?
Parce que je préférais les instruments à vent. Ce sont des instruments avec lesquels je peux former mon propre son. C’est illusoire, mais c’est la sensation que j’en ai.

C’est un peu comme la voix, ils s’en dégagent un son plus personnel à mon sens. Je suis en quelque sorte un chanteur appareillé.

De quel autre instrument auriez-vous aimé jouer ?
Du violon ou du violoncelle.

Une œuvre préférée pour votre instrument ?
Daphnis et Chloé de Ravel. J’aime aussi beaucoup le Concerto pour flûte et harpe de Mozart.

Avec qui voudriez-vous prendre l’apéro ?
Pour un apéro « idéal », bien entendu mes proches et mes amis sont prioritaires, mais dans l’idée d’un moment exceptionnel, Barack Obama, Nico Rosberg ou Yannick Nezet-Seguin seraient des personnes parfaites pour trinquer.

La musique qui vous fait du bien ?
J’écoute beaucoup Schubert, Richard Strauss ou Jamiroquai.

Un plaisir musical coupable ?
Claude François, notamment Alexandrie Alexandra !

Dernier coup de cœur musical ?
Un trio de jazz qui s’appelle Neil Cowley Trio. Je vous laisse le découvrir !

Des passions en dehors de la musique ?
Tellement de choses ! Les sports mécaniques et l’aviation, le football – j’ai joué pendant plus de 10 ans en club, mais maintenant, je l’apprécie plutôt en faisant le repassage ! – la macro-économie, l’œnologie, la Renaissance…

Un message pour notre public ?
Continuez à venir découvrir des musiques en nous faisant part de vos émotions. C’est cette démarche de curiosité et ce partage de sensations qui me semblent le plus important. Par exemple, le 25 avril sera une superbe occasion pour vous de découvrir la littérature pour flûte et harpe de la période romantique, et pour nous, musiciens, de vous faire partager et d’échanger avec vous de nouvelles émotions !

> Flûte et harpe, duo romantique