Né en Pologne, Mateusz Dutka s’initie à la musique à l’âge de 7 ans. Titulaire d’un Master de violon de l’Académie de Musique de Lodz, il se tourne rapidement vers l’orchestre et la musique de chambre. Il intègre ainsi plusieurs orchestres de jeunes dont le Pacafic Music Festival au Japon et le Junge Österreichische Philharmonik. Il se perfectionne à la Hochschule de Hanovre et à la Schola Cantorum de Paris. Avant de rejoindre le pupitre des premiers violons à l’Orchestre de Cannes en 2009, Mateusz a travaillé avec les Orchestre Lamoureux et Pasdeloup à Paris. Parallèlement à son activité de musicien d’orchestre, il enseigne le violon au Conservatoire de Toulon.

Le mot qui définit le mieux votre instrument
Le chant.

Pourquoi avoir choisi cet instrument ?
En vérité, c’est mon père qui a choisi ! Et je ne le regrette pas !

La plus belle œuvre pour votre instrument ?
« La Fontaine d’Arethuse » tirée des Mythes op. 30 de Karol Szymanowski et la Chaconne de Tomaso Antonio Vitali.

Avec qui souhaiteriez-vous prendre l’apéro ?
Avec les copains de mon groupe de rock-punk formé lorsqu’on était ado ! J’étais le batteur du groupe. Cela fait une éternité que je ne les ai pas revus.

Un souvenir de votre concours d’entrée ?
J’étais soulagé de savoir que j’avais réussi ! Ce jour-là, nous avons été quatre violonistes à être retenus, et nous sommes tous allés boire un verre ensemble pour fêter notre réussite ! (Mateusz Dutka, Min Suck Huh, Josselin Charmillon et Gabriel Henriet, actuellement violoniste à l’Orchestre National de Strasbourg, ndlr).

La musique qui vous fait du bien ?
Le jazz et plus précisément celui des années 50 : Miles Davis, John Coltrane, Herbie Hancock…

Un film à voir ?
Quand j’étais enfant, j’adorais les Aliens ! Sinon, j’aime beaucoup Forest Gump. Et récemment, j’ai vu au cinéma Manchester by the sea.

Un livre à lire ?
Un très beau livre pour un musicien, c’est Le jeu des perles de verre de Herman Hesse. Et sinon Le Portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde. Je recommande aussi Les enfants de minuit de Salman Rushdie et Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? de Philip K. Dick.

Des passions en dehors de la musique ?
Les échecs, le tennis, les langues et les jeux de société.

Un message pour notre public ?
La musique, c’est un partage, et le concert, c’est l’aboutissement d’un travail de consensus, d’entente entre les musiciens, le chef si c’est un concert symphonique, et le public. Cette entente et ce partage sont d’autant plus directs et palpables lors d’un concert de musique de chambre. Par exemple, lorsqu’on est 4 sur scène, comme lors de notre prochain concert de musique de chambre le 7 mars (Les Quatre violons), la transmission des émotions est encore plus tangible, on se sent encore plus à nu que lorsqu’on joue avec tout l’orchestre. On a besoin du public comme récepteur et quand on sent le public réceptif, on s’affranchit, on se libère, et on donne le meilleur de nous-même !