COMPTE-RENDU DE CONCERT PAR GUILLAUME LIEBGOTT, JEUNE AMBASSADEUR

COMPTE-RENDU DE CONCERT
« David Fray joue Schumann »

Le vendredi 16 novembre, je me suis rendu au théâtre Croisette pour assister au concert intitulé « David Fray joue Schumann », où ont joué l’Orchestre de Cannes et le pianiste David Fray.

Le programme de ce concert est très spécifique car il est uniquement composé d’œuvres romantiques allemandes :

Der Freischütz-Ouverture de Carl Maria Von Weber

Concerto pour piano et orchestre en la mineur, op.54 de Robert Schumann

Symphonie n°3 en fa majeur, op.90 de Johannes Brahms

L’Ouverture de Von Weber commence. Les premières notes donnent tout d’abord une couleur mystérieuse, puis les cors débutent une mélodie calme. Le mouvement accélère, avec des nuances très différentes et des crescendos allongés.

Les fins de phrases se clôturent souvent par des silences. Certaines interventions sont surprenantes, notamment celle où l’orchestre explose en passant d’un silence à une nuance fortissimo. Ces effets de surprise sont caractéristiques du romantisme et rendent cette œuvre passionnante.

Cette Ouverture est impressionnante par ses passages très contrastés les uns des autres. Une pièce excitante où Von Weber nous dévoile tout son talent de compositeur romantique.

Suite à l’installation du piano sur la scène, le Concerto pour piano commence. Schumann est un de mes compositeurs préférés, sa musique est magnifique. On est tout de suite entraîné, emporté dans une atmosphère propre à lui.

La partie de piano est compliquée. Etant pianiste, j’ai trouvé la technique de David Fray remarquable. Son expression et sa vélocité sont impressionnantes.

Durant l’œuvre, on assiste à un dialogue entre le piano et l’orchestre. Le hautbois répond au piano, le thème du piano est repris par les violons puis tous les instruments chantent en chœur… Nous avons également droit à une cadence émouvante du piano dans le premier mouvement.

Le Concerto pour piano et orchestre de Schumann m’a vraiment plu. La musique bouge sans arrêt, il y a toujours un sursaut ou un rebondissement. On ne s’ennuie jamais et j’aime ce côté-là chez Robert Schumann.

Après l’entracte, l’Orchestre nous interprète la dernière pièce du concert, la Symphonie n°3 de Brahms. Un chef d’œuvre avec des mélodies envoutantes, notamment celle du troisième mouvement qui est de loin la plus célèbre. Cet air a d’ailleurs été repris par Serge Gainsbourg dans une de ses chansons, « Baby alone in Babylone ».

Certains mouvements sont intéressants au niveau rythmique. Parfois, les violoncelles et altos jouent en léger décalage, les voix se mélangent et nous font penser à une vague qui avance. Dans d’autres passages, l’orchestre ne se repose pas sur la pulsation ce qui semble perturbant. Cette étude du rythme par Brahms est admirable et donne encore plus de prestige à son œuvre.

Le mouvement que j’ai préféré dans cette symphonie est le dernier acte car le thème est intrigant. Les contrastes de nuances sont énormes et nous donnent des frissons quand l’orchestre tonne.

La symphonie n°3 de Brahms est merveilleuse, captivante. Je pense que certains airs vont rester longtemps dans ma tête et que je vais écouter plus de Brahms car cet artiste est vraiment talentueux.

Pour conclure, j’ai passé un excellent moment lors de ce concert. Le répertoire était bien choisi et accessible. Les interprètes ont fait vivre la musique de la meilleure des manières. J’ai apprécié la prestation de David Fray qui est un grand pianiste. Une agréable soirée musicale qui me laissera de bons souvenirs.

 

Guillaume Liebgott, 15 ans – Jeune Ambassadeur de l’Orchestre