PORTRAIT DE CLAIRE TARDY HAIDARA, VIOLONISTE

Claire Tardy Haidara commence le violon à l’âge de 7 ans à Clermont-Ferrand. Elle intègre une école primaire à horaires aménagés, juste en face du Conservatoire de Clermont-Ferrand. A 14 ans, elle participe pour la première fois à l’Orchestre Français des Jeunes sous la direction d’Emmanuel Krivine. C’est la révélation, elle veut devenir musicienne d’orchestre. Elle intègre par la suite le Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon. En 2001, elle rejoint le pupitre de violon 1 de l’Orchestre de Cannes.

Le mot qui définit le mieux votre instrument ?
A mon sens, c’est l’instrument qui se rapproche le plus de la voix humaine.

Pourquoi votre instrument ?
J’ai trois frères, qui sont eux aussi aujourd’hui musiciens d’orchestre ! Ils jouent tous d’un instrument à vent et je pense que je voulais probablement me démarquer en choisissant un autre type d’instrument. C’est peut-être aussi la matière de l’instrument, le bois, une matière vivante, qui m’a attiré. Et également la façon dont on tient l’instrument, la position du corps quand on joue du violon, cette manière d’être en union avec l’instrument. On l’enveloppe, un peu comme un nourrisson, parce qu’on a envie d’en prendre soin.

Votre premier souvenir de concert ?
Les concerts que l’on faisait au sein du Conservatoire de Clermont avec les autres élèves. J’ai aussi d’autres souvenirs avec mes frères… Nous étions tous très assidus et dévoués à notre instrument, alors forcément, on travaillait beaucoup à la maison, et il y régnait une grande cacophonie !

La plus belle œuvre pour votre instrument ?
Je n’ai pas de plus belle œuvre ; simplement, quand une œuvre est bien interprétée et qu’elle attire mon oreille, je fonds !

Mais j’ai une tendresse particulière pour le Concerto pour violon de Dvořák, qui n’est pas suffisamment joué à mon goût. Bien évidemment, il y a aussi le Concerto de Mendelssohn, la bête noire des étudiants en violon ! J’ai une préférence pour le répertoire romantique.

Des passions en dehors de la musique ?
J’aime la nature, être dehors, me balader. Les choses simples de la vie. J’ai été élevée à moitié à la campagne et à la ville alors je me sens mi-citadine, mi-campagnarde ! J’aime tout ce qui se rapporte à la nature : les odeurs, les paysages, les animaux, les rapports aux autres.

Avec qui voudriez-vous prendre l’apéro ?
Avec mon grand-frère Frédéric que je ne vois pas assez. Il est hautbois solo à l’Orchestre de Lyon. Il vient tout juste de réussir le concours d’entrée de l’Opéra de Munich. Il rejoindra l’un de nos frères qui est flûte solo !

Votre plaisir musical coupable ?
Alors… ce serait Maitre Gims ! Mes enfants en sont fans !

La musique qui vous fait du bien ?
Celle de Dvořák, sans hésitation.

Qu’est-ce que vous aimez à Cannes ?
Sa situation géographique, entre la mer et la montagne. Toujours en rapport avec la nature.

Un film à voir ?
La Folie des grandeurs, je ne me lasse jamais de le revoir.

Un message pour notre public ?
J’aimerais leur dire que nous faisons un métier de scène, nous musiciens, et lorsque l’on rentre sur scène, on est très concentré et notre but, c’est de donner le meilleur de nous-même pour donner la meilleure interprétation possible au public !