Philippe Talbot

Le ténor Philippe Talbot naît à Nantes. Enfant déjà, il chante à l’École de la Maîtrise de la Perverie (Nantes). Cette école lui donne l’opportunité de jouer l’un des trois génies dans une représentation de La Flûte enchantée de Mozart à l’Opéra de Nantes en 1995 : sa vocation de chanteur d’opéra est née. Pendant son lycée, il doit s’arrêter de chanter, le temps de sa mue mais fait alors du théâtre. Après son baccalauréat, il rejoint le conservatoire d’Angers où il reprend le chant pendant quatre ans. Il poursuit ensuite sa formation au Centre National d’Insertion Professionnel des Artistes Lyriques (CNIPAL) à Marseille, pendant deux ans. Dès son arrivée, il y fait ses débuts sur scène, de nouveau dans La Flûte enchantée (Premier prêtre / Premier homme d’arme). Il se forme à la scène dans des petits rôles à l’Opéra de Marseille, à l’Opéra de Toulon et à l’Opéra de Monte-Carlo.

En 2006, il chante le rôle-titre masculin dans Roméo et Juliette de Berlioz à Nantes et Ramiro dans La Cenerentola de Rossini à Eschede la même année. Le rôle-titre masculin lui est attribué en 2009 dans Hippolyte et Aricie de Rameau au Théâtre du Capitole. Durant l’année suivante, il est Bertram dans La Dame du lac de Rossini à Garnier et le Comte Almaviva dans Le Barbier de Séville de Rossini à Angers Nantes. En 2011, il fait ses débuts à l’Opéra allemand de Berlin en Almaviva. Il joue également de nombreuses opérettes : Les Brigands d’Offenbach (le Comte de Gloria Cassis) à l’Opéra-Comique de Paris, La Périchole (Piquillo) au City Opera de New York, ainsi qu’en 2014 à l’Opéra-Comique dans La Chauve-Souris de Strauss (Alfred). La même année, il débute à Amsterdam dans Lucia di Lammermoor de Donizetti (Arturo Buklaw).

En 2015, il tient le rôle-titre de Platée de Rameau à l’Opéra de Paris dans la mise en scène loufoque de Laurent Pelly. En 2016, il interprète pour la première fois le rôle de Lindoro (L’Italienne à Alger de Rossini) à Saint-Étienne et celui de Don Ottavio (Don Giovanni) à Angers Nantes. Lausanne le reçoit la même année en Raoul dans La Vie parisienne d’Offenbach. Il est ensuite à l’Opéra de Paris pour créer le rôle d’Eugène de Rastignac dans Trompe-la-mort de Luca Francesconi. En 2017, il suscite l’enthousiasme dans le rôle-titre du Comte Ory (Rossini) à l’Opéra-Comique. L’année suivante, il incarne Torquemada dans L’Heure espagnole et Gherardo dans Gianni Schicchi de Puccini à l’Opéra de Paris. Toujours en 2018, il prend le rôle de Pâris dans La Belle Hélène à Nancy. Le rôle-titre de Platée lui ouvre les portes de l’Opéra de Dresde en 2019, année où il débute à l’Opéra de Lyon en Ruedi dans Guillaume Tell et à Rouen dans le rôle-titre du Postillon de Lonjumeau et chante Laërte dans Hamlet à l’Opéra allemand de Berlin. En 2020, il chante les Quatre valets dans les Contes d’Hoffmann à Bastille, Georges dans La Dame blanche de Boieldieu à l’Opéra-Comique et Corentin dans Dinorah de Meyerbeer à l’Opéra allemand de Berlin.

En 2020/2021, Philippe Talbot retrouve d’abord deux rôles rossiniens : Almaviva dans Le Barbier de Séville à Montpellier en septembre et à l’Opéra allemand de Berlin en décembre, ainsi que Lindoro dans L’Italienne à Alger à Marseille en novembre. Puis, en juin il retourne à Lausanne en Horace dans Le Domino noir d’Auber.