PHILIPPE BIANCONI JOUE POULENC ET MOZART

Formé au Conservatoire de Nice, sa ville natale, Philippe Bianconi mène depuis plus de trente ans une carrière internationale ; de Berlin à Sydney, de Pékin à Londres, de Paris à San Francisco, on loue la poésie de son jeu et la beauté de sa sonorité. Depuis toujours, la musique française est l’une de ses terres d’élection.

Concerto hybride mettant initialement en scène une danseuse et un pianiste, Aubade est ainsi décrit par Poulenc : « Au lever du jour, entourée de ses compagnes, Diane se révolte contre la loi divine qui la condamne à une éternelle pureté. Ses compagnes la consolent, et lui redonnent le sens de la divinité en lui présentant son arc. Diane le saisit tristement, puis bondit dans la forêt, cherchant dans la chasse un dérivatif à ses tourments amoureux ». Ce divertissement, au charme sans fadeur, revisite une légende mythologique vue par le prisme d’un compositeur du XXe siècle.

L’idée de la danse, et du regard tourné vers le passé, sont eux aussi présents dans le Tombeau de Couperin. Ravel précise : « L’hommage s’adresse moins au seul Couperin lui-même qu’à la musique française du XVIIIe siècle ». Hospitalisé à de nombreuses reprises pendant la Guerre, Ravel est définitivement réformé en 1917 et termine alors son Tombeau de Couperin, une suite de danses pour piano constituée de six pièces dont chacune est dédiée à l’un de ses amis morts au front. Pour autant, rien ici de nationaliste et encore moins de funèbre. En 1920, Ravel orchestre quatre des mouvements de sa suite. Avec cette orchestration, l’idée musicale se révèle sous son angle le plus lumineux. Plus qu’un hommage au passé, le Tombeau de Couperin révèle tout ce que le passé peut contenir de moderne.

L’Andante du Concerto pour piano n°21, qui a séduit plus d’un cinéaste, a conféré à cette œuvre de Mozart son immense popularité. L’émotion, intense et retenue, de cette poésie nocturne suspend le temps, tandis que les premier et troisième mouvements offrent un merveilleux jeu d’attrape-chat entre l’orchestre et le soliste.

PROGRAMME

AVANT-CONCERT
Rendez-vous au Théâtre Debussy pour une présentation des œuvres par Elena Gallo, musicologue, 45 minutes avant le début de la représentation.

FRANCIS POULENC
Aubade, concerto chorégraphique pour piano et 18 instrumentistes

MAURICE RAVEL
Le Tombeau de Couperin, suite pour orchestre

WOLFGANG AMADEUS MOZART
Concerto pour piano n°21, en ut M, KV 467

jeudi 12 novembre 2020 | 20:30

THÉÂTRE DEBUSSY – CANNES

Palais des Festivals et des Congrès
1 boulevard de la Croisette

06400 Cannes

Tarifs

  • Concert symphonique
  • Tout public
  • En abonnement
1ère série
Tarif plein34 €
Tarif réduit / Pass Culture29 €
Tarif groupe29 €
Tarif abonné Palais / Orchestre27 €
Pass Liberté26 €
– 26 ans / E-Pass14 €
Pass Famille Solo43 €
Pass Famille Duo71 €
2e série
Tarif plein27 €
Tarif réduit / Pass Culture23 €
Tarif groupe23 €
Tarif abonné Palais / Orchestre22 €
Pass Liberté20 €
– 26 ans / E-Pass11 €
Pass Famille Solo34 €
Pass Famille Duo57 €

Informations Utiles

Bus 1, 2, 6a, 8, 12, A, N1, N2, N20, N21, R4 (Square Mérimée)

Parking Palais des Festivals

CANNES Parkings
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