MA MÈRE L’OYE

Création mondiale et belle occasion pour Marion Lévy et ses collaborateurs de s’emparer de l’œuvre de Maurice Ravel pour offrir un spectacle en mouvement où sont invités à danser musiciens de l’Orchestre de Cannes, dirigé par Benjamin Levy et élèves-danseurs du Pôle National Supérieur de Danse Rosella Hightower.

Dans l’espace de l’orchestre, une jeune danseuse va faire irruption. D’abord perdue dans un monde dont elle n’a pas les codes, elle va petit à petit, par sa présence, sa rencontre avec son double et avec le chef d’orchestre, prendre confiance tout en semant le trouble dans les corps et les attitudes de chacun. Pour un temps,plus rien ne semblera fonctionner. L’orchestre s’endormira avec la Belle, on ne saura plus qui est qui dans un jeu de miroir perpétuel. La chorégraphe Marion Lévy transforme la partition en terrain de jeu pour musiciens et danseurs avec audace et malice. Il faut dire que depuis qu’elle a fondé sa compagnie Didascalie, l’ancienne interprète d’Anne Teresa de Keersmaeker ne cesse de faire dialoguer sa danse avec l’univers d’autres artistes ou avec d’autres disciplines. Pour ce nouvel opus, elle retrouve les mots de la dramaturge Mariette Navarro et la scénographie lumineuse du Collectif Scale. Ensemble, ils imaginent la rencontre inédite de danseurs avec la forêt d’instruments, de corps et de sons de l’Orchestre de Cannes. Et si l’irruption de la danse redistribuait les cartes  ? Un orchestre en mouvement, des danseurs semblant être des instrumentistes, tout cela donne à entendre la musique d’une manière totalement inattendue, tout en respectant fiévreusement l’esprit et la naïveté de Maurice Ravel qui nous livre avec ce Ma mère l’Oye une musique d’une finesse d’orchestration et d’une pureté mélodique remarquables.

Coproduction avec le Festival de Danse Cannes Côte d’Azur, le Théâtre de Grasse et la Compagnie Didascalie

               

PROGRAMME

MAURICE RAVEL
Ma mère l’Oye

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